Commençons par créer un petit espace de travail, c'est une bonne habitude à prendre, qui se révélera utile par la suite.
mkdir -p ~/latex/premier_article cd ~/latex/premier_article
On va travailler sur le fichier mon_article.tex. On peut déjà créer un
fichier vide avec la commande suivante :
touch mon_article.tex
Laissez ce terminal ouvert et éditez le fichier nouvellement créé avec votre éditeur préféré.
L'en-tête contient des informations importantes sur la configuration de la mise en page de votre document, de la liste des fonctionnalités (packages) que vous allez utiliser et bien d'autres choses encore que vous ne soupçonnez pas.
Cette partie vous paraîtra probablement compliquée, fastidieuse, voire totalement incompréhensible.
C'est normal et ce n'est pas grave, vous n'aurez à la faire qu'une fois et vous comprendrez petit à petit.
Lorsque vous voulez faire un document avec LaTeX, vous devez choisir un modèle, c'est ce que l'on appelle une « class » (en anglais dans le texte).
La classe que nous allons découvrir ici est la classe « article ».
Un article est un document contenant un titre, un auteur, une date, des sections, sous-sections, des paragraphes, etc.
D'autres classes existent, comme report, book, beamer, etc.
On spécifie la classe avec la commande suivante, qui doit être la première commande du fichier .tex
\documentclass[a4paper,11pt]{article}
Les informations entre crochets indiquent que ce rapport doit être au format A4 et qu'il utilise par défaut une taille de police de 11 points.
Vous allez écrire votre document avec un encodage UTF-8, qui est la norme aujourd'hui sur toutes les distributions civilisées (et même chez certains ouinedoziens).
Ça n'est pas le cas de tout le monde, et nous devons l'indiquer à LaTeX. Pour ce faire, on ajoute la ligne suivante :
\usepackage[utf8x]{inputenc}
Le français a ses règles de typographie qui sont connues de LaTeX (et souvent mieux que par vous d'ailleurs… mais je m'égare là…). Il faut quand même lui indiquer les règles à suivre, car rien ne vous empêche de vouloir créer un document avec les règles de typos italiennes…
Pour ça, une nouvelle ligne :
\usepackage[french]{babel}
Nous allons dans ce document avoir besoin d'une fonctionnalité super bien :
l'inclusion d'image. Pour ce faire, nous avons besoin du paquet graphicx. On
le charge de la manière suivante :
\usepackage{graphicx}
Un symbole % indique à LaTex que la suite de la ligne est un commentaire1). LaTeX ignore ainsi tout le texte jusqu'à la ligne suivante.
Voici, avec quelques commentaires supplémentaires, le genre de document que vous devez obtenir.
%% Class du document \documentclass[a4paper,11pt]{article} %% Paquets supplémentaires % Encodage \usepackage[utf8x]{inputenc} % Localisation \usepackage[french]{babel} % Inclusion d'image \usepackage{graphicx}
Nous allons commencer par renseigner les champs qui figureront sur la page de garde. Cela se fait avec les commandes suivantes :
\title{Le titre de mon joli document LaTeX}
Si vous êtes juste seul :
\author{Juste Seul}
S'il y a d'autres larrons dans l'histoire :
\author{Juste Seul \and Capitaine Fââââb \and Adélaïde la girafe}
Vous pouvez spécifier la date du jour ainsi :
\date{\today}
Ou préciser la date en toute lettre comme cela :
\date{20 janvier 2010}
Bon, jusqu'à présent, nous avons donné des infos à LaTeX, qu'il a précieusement gardé en mémoire. Maintenant, nous allons commencer le vrai document et y insérer notre merveilleuse page de titre.
On indique d'abord que l'on passe aux choses sérieuses :
\begin{document}
On insère notre page de titre :
\maketitle
Et on indique la fin du document :
\end{document}
%% Class du document \documentclass[a4paper,11pt]{article} %% Paquets supplémentaires % Encodage \usepackage[utf8x]{inputenc} % Localisation \usepackage[french]{babel} % Inclusion d'image \usepackage{graphicx} %% Information sur la page de titre % Le titre du document \title{Le titre de mon joli document LaTeX} % Le ou les auteurs du document, séparés par des \and \author{Juste Seul \and Capitaine Fââââb \and Adélaïde la girafe} % La date du document \date{\today} %% Le début du document à proprement parler \begin{document} % Insertion de la page de titre \maketitle %% La fin du document, et des choux par la même occasion. \end{document}
Pas mal déjà hein !
Essayez de compiler ce document à l'aide du terminal de tout à l'heure.
rubber --pdf mon_article
Puis ouvrez le pdf créé avec votre visionneur pdf préféré.
see mon_article.pdf &
Nous avons vu que celui-ci commence par
\begin{document}
et se termine par
\end{document}
Nous y avons inséré le titre avec la commande
\maketitle
Entre cette dernière et la commande de fin, nous allons commencer à rédiger notre article…
La hiérarchie des articles est la suivante :
On définit une section comme suit :
\section{Ma première section} Zzzzzzzzzzzzzz…
Et une autre avec :
\section{Ma deuxième section} Blah blah, ma deuxième section.
Une sous-section avec :
\subsection{Ouah, une sous-section !} Plouf, une sous-section.
Avec même une sous-sous-section, parce que vous êtes sages :
\subsubsection{Trôôô bien !} Des fraises tagada…
J'insère un paragraphe dans cette section avec :
\paragraph{Voici,} un paragraphe dont vous me direz des nouvelles.
Finalement, la table des matières2) s'insère ensuite avec \tableofcontents
Pffiou !
Donc, en gros
\section{Ma première section} Zzzzzzzzzzzzzz… \section{Ma deuxième section} Blah blah, ma deuxième section. \subsection{Ouah, une sous-section !} Plouf, une sous-section. \subsubsection{Trôôô bien !} Des fraises tagada… \paragraph{Voici,} un paragraphe dont vous me direz des nouvelles.
Pour voir ce que ça donne, essayez à nouveau de compiler ce document.
rubber --pdf mon_article
Puis ré-ouvrez-le avec votre visionneur pdf préféré.
see mon_article.pdf &
Bon, attention les jeunes, on commence à faire de la typographie sérieuse là. En français, l'italique est utilisé pour détacher un mot ou une phrase du reste du texte. Mais ça, c'est vrai si le reste du texte est en lettres droites. Si je veux mettre en emphase un mot dans du texte en italique, je dois le mettre en lettres… droites. Ouch, jy compran ri1 lol !
- Bon, en fait, qu'est-ce que tu veux faire ?
- Je veux mettre en emphase3) et laisser LaTeX décider comment il faut faire parce que lui il le sait.
- Ok, utilise la commande \emph
Exemple,
La phrase qui suit est en \emph{emphase}. \emph{Voici une phrase en \emph{emphase}, cool non ?}
Résultat attendu :
La phrase qui suit est en emphase.
Voici une phrase en emphase, cool non ?
Pour mettre en gras, machine à écrire ou souligné :
Une phrase avec un mot en \textbf{gras} Police de \texttt{machine à écrire}. Un mot \underline{souligné}.
Attention : souligner un texte gras, souligner un titre, etc. peut être extrêmement hideux. Je vous conseille de ne pas modifier le formatage d'un titre, pour épargner les yeux de vos lecteurs.
Pour insérer l'image ma_blonde.png juste en dessous de Ma première section, je rajoute le code suivant :
\includegraphics[width=60mm]{ma_blonde.png}
Vu que ceux qui traînent se sont faits rattraper par la voiture balai, je ne rappelle pas l'en-tête dans ce qui suit.
\begin{document} \maketitle \tableofcontents \section{Ma première section} Zzzzzzzzzzzzzz… \includegraphics[width=60mm]{ma_blonde.png} \section{Ma deuxième section} Blah blah, ma deuxième section. \subsection{Ouah, une sous-section !} Plouf, une sous-section. \subsubsection{Trôôô bien !} Des fraises tagada… \paragraph{Voici,} un paragraphe dont vous me direz des nouvelles. La phrase qui suit est en \emph{emphase}. \emph{Voici une phrase en \emph{emphase}, cool non ?} Une phrase avec un mot en \textbf{gras} Police de \texttt{machine à écrire}. Un mot \underline{souligné}. \end{document}